Avec quelques 1850 km² de surface et jusqu’à 500 m de profondeur, la Lac General Carrera pour les Chiliens, ou Lac Buenos Aires pour les Argentins est le deuxième plus grand lac d’Amérique du sud. Chevauchant la frontière de ces pays qui composent la Patagonie, il est composé des eaux glacières des monts alentours. Né il y a plus de 15 000 ans, ce lac est connu pour ses reflets d’un bleu unique, et pour les incroyables érosions très profondes sur les falaises qui le délimitent. Un spectacle unique, que je ne peux définitivement pas garder pour moi, tant le spectacle incroyable qui y est offert m’a subjugué. Direction le Chili, grâce à partir aux ameriques à bord d’une barque avec quelques autres férus d’aventures, pour visiter la naturelle mais époustouflante Cathédrale de Marbre, ou comme le disent les locaux, La Catedral de Mármol.

Un paysage époustouflant au calme clérical

En départ du port de RíoTranquilo, appartenant à la commune de Río Ibáñez, à quelques 223 km de la capitale de la Région Aiséndel General Carlos Ibáñezdel Campo. Cette région est la onzième du pays, et porte le nom d’un général de l’armée Chilien, qui en avait été le chef politique à deux reprises, à la fin des années 20, ainsi que durant la majorité des années 50.
Cette région, entourée par la zone des grands lacs au nord, l’Argentine à l’est, et l’antarctique chilien au sud, est très appréciée pour le calme qui la caractérise, composée de nombreux fjords et d’îles qui forment un labyrinthe qui rendent son accès seulement possible par bateau.

Une fois monté dans l’embarcation au départ du Río Tranquilo, c’est avant tout la couleur de l’eau qui surprend. D’un bleu unique, on pourrait penser se trouver en plein rêve. En effet, le guide m’a expliqué que dans l’eau se trouve une forte concentration de particules rocheuses en suspension dans l’eau provenant des limons glaciers. Ce bleu turquoise ne manque pas de charme et aspire au silence et à la rêverie. Mais ce n’est là que le début d’une aventure aussi calme que belle, d’une déambulation douce rafraichissante…

Entre Cathédrales et Chapelles la nature se fait religieusement calme

Après quelques rêveries, on peut voir se dessiner le long de la rive des blocs de pierre très impressionnants, autant par la masse du corps rocheux, que par leur structure. En effet, l’eau, très corrosive a su avec le temps se frayer une voie par la pierre, dessinant aujourd’hui un réel jeu de galeries et de cavités. Voir une telle masse rocheuse disposée sur quelques pilotis à cela de magnifique que j’en ai eu le souffle coupé pendant quelques secondes…

Et plus nous nous approchions, plus la magie de l’endroit s’emparait de moi. Comme dit le proverbe remanié, c’est au pied du mur qu’on voit le mieux le mur, et là en l’occurrence, le rocher ! Et comme pour finir le voyage en beauté, nous avons ensuite déambulé entre les colonnes de pierre, et ainsi pu apprécier les magnifiques reflets, qui dessinaient sur les parois leurs ondulations et chorégraphies aqueuses, sur la roche composée de strates aux différentes teintes. Un vrai décor sorti droit des plus belles inspirations divines, dont je n’oublierai jamais la beauté.

 

Crédit photo : Roberto Araya Barckhahn