Après quatre jours passés à Quito, la capitale équatorienne, pendant lesquels j’ai pu découvrir la belle architecture du centre colonial ainsi qu’une exceptionnelle vue d’ensemble sur la capitale à bord du téléphérique qui mène jusqu’au sommet du volcan Pichincha, le temps était venu pour moi de partir à la découverte du pays. J’avais décidé de commencer par le nord. Ma première étape sera donc l’incontournable Mitad del Mundo, cette ligne imaginaire qui divise le globe en deux hémisphères, avant de clôturer ma journée par une visite à Otavalo pour découvrir son fameux mercado où tout se vend, des objets artisanaux aux porcs d’inde.

La Mitad del Mundo, la ligne de passage de l’Équateur

J’ai bien évidemment loué une voiture dès mon arrivée à Quito pour pouvoir découvrir le pays à ma guise. La Mitad del Mundo, la ligne de l’Equateur terrestre qui a donné son nom au pays, se situe à quelques kilomètres de Quito. L’accès y est facile. La ligne équinoxiale est censée être à une latitude 0°, mais en vérité, celle-ci se situe à quelques centaines de mètres plus loin, car Charles Marie de La Condamine, l’explorateur et scientifique français qui a définit l’emplacement de cette ligne en 1736 s’étaient trompé de calcul. Le monument érigé sur place abrite plusieurs expositions permanentes dédiées à la civilisation amérindienne, notamment les incas de l’Equateur.

Il y a également pas mal de boutiques, de cafés et de restaurants, mais attention, les prix sont un tantinet élevés. Une heure est largement suffisante pour visiter le site et prendre des photos. J’ai repris la route en direction d’Otavalo. Le trajet dure environ une heure et 20 minutes, avec une petite pause à Cayambe. Les paysages sur la route sont tout simplement magnifiques. Plusieurs arrêts s’imposent pour profiter du décor et prendre quelques clichés.

El Mercando de Otavalo, un lieu où le temps se fige

Située au nord de l’Equateur, à environ 2h de bus de Quito, cette petite ville indigène est assez animée et très fréquentée par les touristes qui y affluent principalement pour visiter son célèbre marché, le plus grand du pays, où se vendent des bestiaux, des fruits et légumes, des vêtements…bref tout ce dont la population locale pourrait avoir besoin dans sa vie quotidienne. Mais on y trouve également des produits artisanaux de bonne qualité dont raffolent les touristes comme les tissus et vêtements en laine de lama et d’alpaga. Les prix sont très abordables. La population est des plus sympathiques mais certaines femmes sur le marché refusent qu’on les prenne en photos, donc pensez à demander la permission avant d’envisager quoi que ce soit.

Victime de sa notoriété, ce marché est souvent bondé. Je l’ai quitté au bout d’une heure et demi pour aller découvrir d’autres lieux. Il faut dire que la ville mérite que l’on s’y promène à pied. J’ai ainsi pu découvrir des endroits peu connus comme la place principale d’Otavalo, bordée de palmiers. A son centre est installée la statue de Ruminawi, un personnage inca très célèbre dans le pays. L’église du Sanctario Del Señor De Las Angustias est située à même la place principale. C’est un édifice en brique rouge accessible aux touristes. L’intérieur est fait en boiseries. Les piliers entourant la nef sont ornés des 12 apôtres. Mon aventure en Equateur ne fait que commencer. J’ai encore d’innombrables choses à découvrir dans ce magnifique pays. Demain est un autre jour.

 

Crédit photo : Helder Ribeiro