La concrétisation décisive du processus de mondialisation n’aurait pu aboutir sans le rôle fédérateur assumé par la culture Américaine, porte-étendard d’un patrimoine qui se veut mondial et partagé de tous. Si le mode de vie de la jeunesse Américaine a été savamment véhiculé par Friends et son Central Perk, How I Met Your Mother et son Mc Laren’s ou encore Sex & the City et ses goûts prononcés pour la haute couture, la perception de l’Histoire du Nouveau Monde, régulièrement romancée, voire fantasmée par des Blockbusters Hollywoodiens toujours plus impressionnants, a l’air d’un puzzle mal assemblé. C’est avec un esprit brouillon que j’ai débarqué à Boston, résolu à combler mes lacunes Historiques là où la révolution Américaine aura battu son plein. Décryptage…

Boston : La ville qui cache bien son jeu

Visiter Boston, on n’en rêve pas forcément. Il y a New York, Las Vegas, et Los Angeles. Puis il y a Boston. Pas grand-chose à dire dessus. Du moins, pas avant d’avoir foulé ses charmantes rues coloniales. Quatre petites heures… Ce sera la durée de mon périple entre NY et le centre ville de Boston, à quelques rues de la Chinatown, curieusement plantée dans le décor. A première vue, celle que l’on surnomme l’Athènes de l’Amérique arbore la robe architecturale Américaine classique : du building imposant, du gros centre d’affaire et du tunnel. On oserait même le vocable de ville témoin ! Bien que le Museum of Fine Arts de la Huntington Avenue et le match des Red Sox locaux nous aient momentanément distraits de notre trip historico-touristique, c’est le cœur léger que nous retrouvons le dortoir de notre auberge de jeunesse, prêts à emboîter le pas aux fameuses briques rouges du Freedom Trail dès le petit matin.

Freedom Trail : à l’assaut de la (vraie) Histoire Américaine

A la manière d’un Petit Poucet à la trace de ses petits cailloux salvateurs, nous entamâmes notre ballade historique en nous laissant aiguiller par les petites briques rouges du Freedom Trail. Un parcours de plusieurs kilomètres, rythmé par 11 « checkpoints » tous plus emblématiques les uns que les autres, rappelant la prépondérance de Boston dans le cheminement de la Révolution Américaine, fondatrice de la Nation. Avec le fameux épisode de la « Boston Tea Party », la cité de la Nouvelle Angleterre aura catalysé l’émancipation du « joug » du gouvernement Britannique, tout en assurant un soubassement économique solide, mêlant construction navale, métallurgie, textile, pêche et distillerie. Parce que le spoiler n’est pas une attitude que je cautionne, je vous livre ici trois  des onze hauts lieux de l’Histoire Bostonienne « desservis » par le Freedom Trail :

#1 Le Boston Common : le plus vieux des parcs Américains

Celui qui fut jadis un camp d’entraînement pour l’armée d’occupation Anglaise, puis un sinistre lieu de pendaisons et de châtiments corporels, est aujourd’hui peuplé de charmants petits écureuils, et accueillent les flâneurs du dimanche dans une ambiance éco-friendly agréable. Il n’est pas rare d’y croiser des opéras en plein air ou des pièces de théâtres improvisées.

#2 La Massachussetts State House : Là où tout a commencé

C’est dans ce dôme doré en briquettes rouges que Thomas Jefferson, illustre futur président, lira la fameuse Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique de l’occupation Anglaise. Aujourd’hui, le monument abrite le gouvernement du Massachussetts, sous la présidence du démocrate Deval Patrick.

#3 La Old South Meeting House : le QG des révolutionnaires

Une église d’apparence ordinaire sera le théâtre de l’essentiel des événements politiques de la Révolution, notamment l’inspirante « Boston Tea Party », qui verra le thé Chinois importé par les Anglais balancé à la mer par une population étouffée par les taxes. Plusieurs références font allusions à l’immigration massive des Irlandais, dont un certain John F. Kennedy est issu. Passionnant !

 

Crédit photo : Anthony Quintano