Le Yeti, Big-Foot, l’abominable Homme-des-Neiges… Autant de noms qui concernent tous la même entité, celle du mythe urbain qui a terrorisé les plus jeunes, attiré leurs grands frères, et passionné leurs parents. Au travers des aventures de Tintin et Milou, d’Hergé, ou encore de bien d’autres œuvres, qu’elles soient littéraires ou autres, l’imagination prend toujours la part belle pour assoir une sorte de nuage épais et duveteux, à l’intérieur duquel le mystère du monstre évolue ,gagne en importance et permet aujourd’hui d’associer cette créature à la longue liste des mythes urbains que l’on aime se raconter au coin du feu.

Soirée en forêt dans l’immensité Américaine

Et c’est d’ailleurs comme ça qu’a commencé une des plus étranges et captivantes histoires qui me soient arrivées. En effet, alors que je me rendais avec des amis dans une forêt du nord-ouest des USA, recommandée par mon agence de voyage USA, dans l’état de Washington, à ne pas confondre avec la ville qui elle se trouve à l’est du pays aux cinquante états.
Ainsi, après une journée de trek, ou nous avions parcouru quelques 28 km sans prendre plus de pauses que celles qu’imposaient une ou deux restaurations, quelques clichés du décor incroyable que nous avions sous les yeux, nous sommes finalement arrivés environ deux heures avant que le soleil ne se couche au lieu qui allait être celui dans lequel nous nous reposerions la nuit qui allait suivre. D’abord occupés à organiser le camp, mon frère, deux de nos deux amis et moi avons réparti les tâches, pour gagner en efficacité. Habitués à ce genre de séjour, chacun savait ce qu’il avait à faire.
Alors que nous étions rassemblés autour du feu, à rire et boire quelques bières fraiches (grâce à un court d’eau avoisinant), nous avons entendu un bruit non loin, comme si une bête était passée là. N’y prêtant pas plus attention, nous avons continué à rire, jusqu’à entendre à nouveau le bruit à seulement quelques pas de nos tentes. Pour éviter de trouver nos affaires retournées et éparpillées par les facéties de quelque sanglier ou autre, nous avons décidé de faire un petit tour d’éclairage dans les alentours de nos affaires. Rien, mais une désagréable sensation d’être observés commençait à nous gagner.

Sur les traces d’une ombre

La fatigue de la journée semblait s’évanouir au fur et à mesure que notre malaise grandissait et que nos sens s’aiguisaient dans la nuit du nord-ouest américain. Nous rappelant des histoires de jeunesse, il nous semblait absolument incroyable de trouver la moindre personne alentour, pourtant l’impression d’une paire d’yeux dans le dos était maintenant ressentie par tous. Nous avons ainsi décidé de faire des rondes, d’abord pour éviter qu’un animal ne ravage nos affaires dans la nuit, mais surtout pour nous rassurer. Nous n’en menions pas large, il faut bien le reconnaitre. Décidant de qui devait prendre le tour de garde, nous nous sommes rassemblés pour parler, lorsqu’une silhouette, semblait s’éloigner au loin. Pas celle d’un écureuil facétieux ou d’un renard apeuré, non. Celle d’un homme semble-t-il, s’il ne faisait pas une fois et demie la taille d’un homme. C’est du moins ce que m’affirmait un nos amis qui était le seul à pouvoir confirmer cette histoire.
Ne voulant pas heurter ses sentiments, ou douter de sa bonne foi, nous nous sommes lancés comme un seul homme dans une recherche au Sasquatch, qui au départ nous faisait rire à gorge déployée, quand après quelques minutes nous étions sur nos aguets et prêts à détaler à la moindre confirmation de la présence de la créature.
Nous sommes restés dans cet état de stress et d’excitation, avec nos caméras numériques autour du coup, par groupe de deux, à arpenter les forêts de l’état de Washington, à rechercher une créature mythique, comme des enfants portés par une mission de très haute envergure… Une nuit, vraiment longue, inquiétante, mais magique !