Mon péché mignon ? Le monde animalier et les paysages bruts, sans artifices. Au lieu de les admirer  dans leurs enclos ou autres parcs zoologiques, je suis plus tenté par la pérégrination aventurière, plus exaltante et moins « culpabilisante ». Cette année, j’envisage de visiter le Costa Rica, eldorado de la biodiversité. Les singes hurleurs, les paresseux, les perroquets et autres aras rythmeront à coup sûr mon épopée costaricienne. Alors oui, je suis fortement tenté par les escalades et les ascensions des nombreux massifs volcaniques du pays, bien que j’appréhende l’altitude et les efforts physiques intenses. Petit par sa superficie, le Costa Rica est grand par son histoire… Voilà pourquoi je partirai (enfin) au Costa Rica cette année…

L’incontournable Nord-Ouest 

Difficile de décider du point de départ pour découvrir le Costa Rica, mais le plus simple serait de commencer par la belle San José pour ensuite s’engouffrer dans l’arrière-pays. Avec des retours dithyrambiques de mes amis globe-trotters, la Forêt de Nuages figurent en tête de liste des lieux que je souhaite visiter pour mon voyage au Costa Rica. La beauté des lieux est décuplée par la pratique ornithologue, rendue possible par les nombreuses espèces d’oiseaux que l’on rencontre sur place. La région Nord-Ouest est réputée pour ses bains de boues et ses rivières de soufre.

En parcourant les nombreux récits de voyage qui pullulent sur la toile, l’occurrence de la destination Arenal impose une mention sur mon circuit prévisionnelle. Il paraît qu’on a droit à une vue imprenable sur le volcan majestueux depuis l’Observatory Lodge par météo clémente. Le trek du mont Cerro Chato est également un incontournable, avec ses sources d’eaux naturellement chaudes.

Un peu plus loin, la réserve biologique Montverde de Santa Elena a tout pour me plaire. Bien que très fréquentée des touristes, la réserve est abondante de végétation, si bien que les troncs d’arbre sont eux-mêmes couverts d’autres plantes ! Les insectes, reptiles, mammifères et autres singes hurlants se côtoient dans un remake du Livre de la Jungle…

La côte pacifique centrale : changement de décor

Une fois le Nord-Ouest sillonné, j’envisage de partir à la découverte de la côte Pacifique centrale du Costa Rica. Baleines, dauphins, tortues de mer et curiosités marines ponctueront mon incursion, du moins je l’espère ! Cette région s’accapare une bonne partie de la diversité naturelle et biologique du pays, pour le plus grand bonheur des pêcheurs et chasseurs de la côte centrale. Le parc national Manuel Antonio à Quepos offre la possibilité d’observer des colonies de singes dans leur habitat naturel, et met la lumière sur la singularité des paresseux. Les perroquets hauts en couleur sont également de la partie.

Pour le Graal de la rencontre privilégiée avec les baleines à bosses, le parc national Marino Ballena à Uvita est the place to be. Il paraît même que c’est l’habitat qui offre le plus de chances au monde d’observer ces cétacés. Il y a également là-bas une plage de 13km de long, peu fréquentée par les touristes et encore à l’état sauvage. Sa particularité ? C’est la zone de ponte élue par les tortues olivâtres. Il faut cependant patienter jusqu’à la tombée de la nuit pour assister à ce spectacle unique. Vivement !

Crédit photo : trishhartmann