Pays d’Amérique centrale, le Costa Rica est bordé de l’Océan Pacifique à l’ouest et au sud, ainsi que la mer des Caraïbes à l’est. Attenant au Nicaragua par sa frontière nord, et le Panama au sud-est, le Costa Rica est une république constitutionnelle avec régime présidentiel. On y parle l’espagnol, et l’on y prône comme devise nationale ¡Vivan siempre el trabajo y la paz ! (Que vivent à jamais le travail et la paix !). Surnommé la « Suisse de l’Amérique centrale », le Costa Rica a dissous son armée en 1949, ce qui place la république du Costa Rica comme le premier pays au monde à avoir dissous constitutionnellement son corps militaire.
San José, la capitale, située en plein centre du pays, compte près de 30% de la population. À quelques 150 km au Nord-ouest du pays, se trouve Monteverde, dont la Cloud Forest fait partie. Une véritable merveille mise à disposition par Mère Nature.

La Cloud Forest de Monteverde

Avec près de 2.5% de la biodiversité mondiale, la forêt de nuage de Monteverde est une véritable richesse pour le pays sans armée. En effet, plus de 10% des espèces nationales sont endémiques, ce qui rend cette région si attrayante pour les amoureux de la planète et assoiffés de ce que la nature a de plus beau à offrir. Alors que j’avais initié ma visite du pays par quelques jours de trek sur les versants de volcans sublimes, comme le Turrialba ou l’Irazú, qui m’ont littéralement estomaqué, j’ai décidé, un peu sur un coup de tête, de mettre cap vers la région de Monteverde, qui n’a fait que m’emmener, peu à peu, de plus en plus loin dans l’émerveillement. Perdant pied dans cet amoncellement de couleur et de verdure, je n’arrivais que difficilement à me dire que j’étais toujours sur terre. En effet, avec ses papillons majestueux orange, ses cervidés aux bois qui paraissent terriblement floraux, ses oiseaux aux plumages multicolores, la réalité était bien plus surprenante que toute l’imagination que j’avais développée en préparant mon voyage.

Un pont suspendu où le temps s’arrête

Afin de pouvoir réellement apprécier la région, qui m’avait renversé, j’ai décidé de participer à un maximum des quelques visites organisées, qui en pareil lieu, étaient la seule solution envisageable. Moi qui suis habitué à voyager seul, et en suivant mon propre chemin, cette fois, ma fierté a été reléguée bien loin, pour laisser place à l’émerveillement pédagogique de ce type de tour.
Ainsi, après réflexion, j’ai commencé par une visite ornithologique, où j’ai vu certaines des plus belles espèces qui soient, dont je ne connaissais même pas l’existence. C’est au cours de ce premier tour que j’ai vu ce qui sera pour moi la chose la plus incroyable de mon séjour : Un immense pont suspendu qui semblait flotter entre les arbres centenaires sur le brouillard ambiant qui a donné son nom à cette région. Je n’ai ainsi pas eu une seule fois le sentiment d’être autre chose qu’un grain de sable dans l’océan qu’est cette petite planète bleue… Un voyage qui pousse à l’introspection et à l’humilité, et qui aura eu le mérite de remplir ma tête de certains des plus beaux paysages que j’ai pu apprécier jusque là.

 

Crédit photo : Dennis Tang