Le Costa Rica, pays d’Amérique Centrale de 51 100 km² qui compte plus de 4,6 millions d’habitants, a marqué l’histoire de l’homme en étant le premier pays à avoir supprimé par constitution son armée. Plaçant l’éducation, la santé, et la protection de l’environnement au centre de ses préoccupations, le Costa Rica est un pays neutre parfois surnommé la Suisse de l’Amérique Centrale.

Si le gouvernement en place à choisi la protection de l’environnement comme clé de voûte de ses préoccupations, c’est avant tout que la nature y est omniprésente et y prolifère, en accord avec les éléments et les conditions géographiques du pays.

Une découverte au fil de l’eau

Alors qu’on se demande souvent quelle destination choisir pour découvrir les plus beaux paysages des Amériques , le Costa Rica se taille une part du lion avec une nature extrêmement diversifiée et riche. En effet, ayant eu la chance de parcourir les sentiers costariciens, je n’ai eu de cesse de m’émerveiller, où que se posent mes yeux.
Arrivé à San José, la capitale du pays, à plus de 1100 mètres d’altitude, les premiers contacts avec la population m‘ont permis de découvrir un peuple patient, tolérant, et avide de faire découvrir cette nature qui leur est si chère.
Ainsi, je me suis rendu dans la Vallée de Turrialba et me suis décidé à prendre l’environnement à bras le corps par une descente en rafting incroyable, de laquelle les paysages me donnaient l’impression d’être le personnage central d’un film de fantaisie prenant place sur un monde vierge de toute implication humaine.
C’est dès ce premier jour sur place que j’ai pu monter sur les flancs du Volcan Irazú qui est le plus grand et plus actif volcan du pays. La vue y est à couper le souffle et se porte à perte de vue sur une verdure luxuriante qui contraste avec les abords du cratère, sans vie, quasi-lunaire.

La Route des Volcans : quand la nature reprend ses droits

Après une visite de Cartago, la première ville coloniale du pays, vieille de plus de 450 ans, j’ai entrepris une expédition sur les nombreux sentiers aménagés en accord avec la nature, comme des ponts suspendus, pour permettre de découvrir nombre d’espèces animales et florales. En effet, entre les plantations tropicales du Centre d’Agronomie Tropical, apprécier la diversité des produits naturels locaux est un véritable enchantement. On y découvre ainsi les grains de café et les fèves de cacao, des agrumes et des bananes, des ananas et des mangues, et nombre d’espèces exotiques et tropicales.
Plus tard, depuis le port fluvial de PuertoViejo de Sarapiqui, on découvre des zones forestières occupées seules par des paresseux et des singes ou encore des tapirs et des  reptiles, des grenouilles colorées et des insectes aux formes poétiques.
Après une nuit dans un hôtel installé sur le Volcan Arenal, dont la silhouette est aussi conique que régulière, j’ai pu me perdre dans les variations turquoise du Rio Céleste qui se termine par une Cascade irréelle tant la couleur de l’eau y est intense.
En terminant ce séjour exceptionnel par la visite du parc naturel du Volcan Poas, détenteur du titre du plus grand cratère actif du monde, il ne me restait comme seule volonté outre celle de prolonger mon séjour, de revenir à une situation écologique similaire à celle du Costa Rica, où l’impact de l’homme s’est limité à un strict minimum inspirant.