Le parc national Los Quetzales, anciennement réserve Los Santos, abrite plus de 20% des espèces d’oiseaux répertoriés au Costa Rica, dont le fameux quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno), espèce ayant donné son nom à ce parc. Ce bijou volant des forêts tropicales d’Amérique centrale continue d’enflammer l’imagination des amérindiens qui le considèrent comme un oiseau mythique et emblématique de leur civilisation. Sa huppe, la longue queue dont il se pare pendant la période des amours, le rouge vif de sa poitrine et le vert émeraude du reste de son plumage lui confèrent une apparence d’une beauté légendaire. Lors de mon voyage au Costa Rica, la visite de ce parc s’est imposée d’elle-même ! Récit d’une escapade au cœur d’une nature jalousement préservée.

Destination : le parc national Quetzales

Situé à deux heures de route, au sud-est de San Jose, en bordure de l’Interaméricaine et à proximité de San Gerardo de Dota, le parc national Los Quetzales est situé dans la cordillère de Talamanca où il s’étend sur une superficie de 5.000 hectares. L’entrée se trouve peu après le Cerro de la Muerte et l’accès est plutôt facile. Le parc est ouvert tous les jours de 07h30 à 16h00.

En accédant au parc, j’ai remarqué que je n’étais pas le seul à m’être armé de mon appareil photo et à pointer mon objectif vers tout ce qui bougeait. Ce parc est, en effet, très prisé des ornithologues qui affluent des quatre coins du monde pour observer quelque 400 espèces d’oiseaux, dont certaines très rares. Outre le quetzal, il est possible, avec un peu de patience et de chance, d’observer une multitude d’espèces d’oiseaux curieux.

J’ai dû garder le doigt sur le déclencheur pour immortaliser mes rencontres avec les beaux spécimens que j’ai eu l’occasion de rencontrer, dont notamment le solitaire masqué (Myadestes melanops), le tarin à ventre jaune (Carduelis xanthogastra), l’aigle huppé (Nisaetus cirrhatus),  la pénélope aburri (Aburria aburri) ou encore le Toucanet émeraude (Aulacorhynchus prasinus), sans oublier les magnifiques colibris qui sont assez faciles à prendre en photo.

Une flore exceptionnelle

Los Quetzales est également propice aux randonnées grâce aux nombreux sentiers qui mènent vers des endroits calmes et paisibles où la nature n’a jamais perdu ses droits. Les amoureux de la nature seront ravis par l’étonnante diversité des espèces de plantes. Les Cloud Forest couvrent une grande partie de ce territoire marqué par un relief accidenté qui s’élève à 3190 m au-dessus du niveau de la mer.

Tout au long de ma randonnée au cœur de ce petit bout de paradis, j’ai eu la chance de découvrir des plantes qui m’étaient encore méconnues et qui conféraient à ces lieux un aspect primitif et mystérieux. Cette ambiance de verdure avec fougères et immenses arbres aux racines aériennes recouvertes de mousse et de lichen n’était pas sans me rappeler « le livre de la jungle », dessins animés dont j’étais passionné.

En arrivant à 2 800 m d’altitude, je me suis retrouvé face au Páramo qui constitue une sorte de ceinture séparant les forêts de nuages des glaciers. La végétation y est composée de touffes d’herbes, de plantes succulentes et d’arbustes nains. Un vrai plaisir pour les yeux !

 

Crédit photo : vil.sandi