Quand le camping sauvage est pour l’aventurier ce que la hache est au bûcheron, pouvoir plonger dans une nature protégée des dégradations de l’homme apparait comme une mélodie à l’air doux et rassurant, dont les notes sont autant d’espèces animales sauvages, avec la partition orchestrée par un équilibre sensible et puissant. Ainsi, c’est dans le parc d’Algonquin que j’ai pu m’adonner à une nouvelle expérience du camping, avec pour moyen de locomotion un canoë, et comme interlocuteur une nature prospère, scène de rassemblements d’Orignaux, habitat des grands Ours noirs, terrain de jeu des loups et autres castors et loutres, et des centaines d’espèces ornithologiques. Récit de mon Canë-trip au Parc d’Algonquin, temps fort de mon voyage au Canada.

Un parc pour tous, à chacun sa formule

Avec plus de 7650 km² de superficie,  le parc de l’Algonquin fut de 1893 à 1995 le terrain d’une exploitation forestière florissante et prospère. Grâce à une bonne gestion de l’espace et un respect de l’environnement et de l’équilibre naturel, sa taille a plus que doublé à travers le temps. Il est aujourd’hui exclusivement réservé à un usage touristique. Reconnu pour sa valeur, le parc d’Algonquin est depuis 1992 un parc historique national.
Aujourd’hui, de nombreuses excursions y sont proposées, du simple trek pédestre, au canoë trip de plusieurs jours. En effet, avec plus de 2400 lacs et 1200 km de cours d’eau, nombreuses sont les possibilités pour vivre quelques jours durant la vie de trappeur, et apprécier la vue de l’orignal dans son habitat naturel, ou encore du travail d’expert des castors.
Nombreux sont les photographes qui prennent la direction du parc d’Algonquin pour s’adonner à l’observation des espèces sauvages, qu’il s’agisse de terribles prédateurs des plantes séculaires qui abondent sur le sol du parc provincial, trésor naturel du pays.

Une nature toute puissante et sublime

Si plusieurs formules touristiques sont proposées pour découvrir le parc de l’Ontario, les expériences sauvages ne sont pas en reste. En effet, de la simple journée à pied ou à vélo aux séjours de 5 jours en camping sauvage, les baroudeurs apprécieront ses nombreux atouts naturels. Le parc d’Algonquin ouvre ses bras aux touristes même en hiver pour des pérégrinations en ski, pour profiter des richesses naturelles, comme les nombreuses baies aux couleurs intenses ou la découverte de la faune et de la flore d’un Canada immaculé de l’empreinte humaine.

C’est ainsi que j’ai pu profiter d’une semaine en pleine nature, avec un jour et une nuit, tous deux sublimes dans un logement sur pilotis sur un des nombreux lacs de la région. Personne ne peut se targuer de réellement avoir expérimenté le sentiment d’une quiétude totale, sans avoir profité d’une séance de sauna flottant, à profiter d’un coucher de soleil aux teintes balayant le spectre du rouge au bleu.

Aussi, quel drôle d’animal que l’Orignal ! Sorte de renne canadien, l’animal au museau imposant trouve dans le parc d’Algonquin un environnement propice à son épanouissement. Petit détail qui m’aura particulièrement plu au cours de mon parcours : tous les éléments emportés avec soi au cours du canoë-trip sont consignés au départ, pour s’assurer de n’avoir rien laissé derrière soi, et ainsi respecter ce que la nature à de plus cher à offrir : sa pureté.

 

Crédit photo : Martin Cathrae